Ce fut temps de me mettre à mon compte et de lancer mon entreprise de web design. Ce travail bien moins physique s'accompagna d'une reprise de poids.

 

Jusque là, on pourrait croire que l'excès de poids est dû au manque de sport ou de travail physique intense, n'est-ce pas?

 

Au cours des années qui suivirent, j'essayais de perdre ce poids en essayant de faire du sport, de soulever des altères et autres mouvements physiques quotidiennement. Mais plus rien ne faisait. On aurait dit que j'avais atteint une limite, un mur contre lequel je poussais fort sans résultat.

 

En 2003, alors que nous vivions au Canada, j’eus l'opportunité de gérer une boulangerie française. Étonnamment, ce travail me passionnait, et tout ce passait bien. De nombreux nouveaux clients devinrent fidèles, et l'équipe de travail était très agréable. J'étais comblé, jusqu'à ce qu'une situation économique favorable se présentât.

En effet en 2005, à Calgary, l'économie devint extraordinairement bonne. Tellement bonne, que les grandes entreprises se mirent à recruter de nombreuses personnes pour réaliser de nouveaux projets d'envergures. De nombreuses personnes venaient s'installer à Calgary, et le marché de l'immobilier s’activa grandement aussi. De ce fait, les bâtisseurs de maisons recrutaient aussi, et le taux de chômage chuta grandement. C'était idéal pour les employés, et ce fut merveilleux pour ceux qui changèrent de métier pour gagner mieux leur vie.

A l'inverse, la situation dans laquelle je me retrouvais était un véritable défi. Plusieurs employés avaient quitté la boulangerie pour aller fabriquer des maisons. Et je ne trouvais personne pour les remplacer.

Du coup, je me retrouvais à travailler 20 heures par jour pour faire 3 postes différents. J'ai tenu 6 mois. Quand un jour, vers midi, je venais de finir la dernière livraison et je rentrais chez moi pour faire un gros dodo de 2 heures (car je dormais 2 fois deux heures). Et là, je me suis arrêté derrière la file d'attente au feu rouge.

Je fermais les yeux. Pour les rouvrir, je ne sais combien de temps plus tard. Seul, plus aucune voiture devant moi, le feu rouge à 200 mètres. J'avais compris que je m'étais endormi, épuisé.

J’essayais de trouver une solution à ce défi. Mais quelques jours plus tard, je me suis endormi encore au même feu rouge!

Ce fut le dernier signal d'alarme et je me suis contraint de quitter ce travail, qui était devenu dangereux pour ma santé.

 

Je n'avais rien d'autre, je rejoignis une franchisse d'assistance technique à domicile pour les particuliers et les petites entreprises qui ont besoin d'aide avec leurs ordinateurs. Mais je voyais bien que j'étais épuisé. Il m'a fallu plus d'un an avant de me sentir un peu mieux.

 

En 2008, alors que tout cela était loin derrière moi et que je ne me souciais guère de ma perte de poids, je rejoignais une petite entreprise d'informatique qui grandissait à la vitesse de l'éclair. On me proposait un poste à responsabilités, que j'acceptais avec grand plaisir. J'étais comblé! Mais très vite la situation tourna au vinaigre, et la politique prenait le dessus. La culture de l'entreprise, qui n'avait pas eu le temps de s'installer ou même d'être définie, devenait un problème.

 

C'est à ce moment-là que je me sentis faire une dépression. Je n'avais plus le sourire alors que j'avais très souvent le sourire. La directrice des ressources humaines m'appelait "Sunshine" (le rayon de soleil) pour ma bonne humeur et mon plaisir à venir travaillé. Mais c'était fini, je n'en pouvais plus de la politique et de la manipulation de certains collègues qui voulaient défendre leurs priorités personnelles.

 

Je décidais d'aller consulter un médecin, qui m'informait n'avoir pour solution que des médicaments qui créaient une dépendance à vie... Je rentrais chez moi et intuitivement, je me mis à rechercher sur internet : "méditation et dépression".  Je n'avais jamais médité, mais à l'âge de 13 ans, quand mes parents divorcèrent, je m'étais mis à lire des livres qui étaient chez moi et que personne n'avait osé lire!

 

Quand j'étais un enfant, je n'aimais pas lire. Jusqu'à l'âge de 13 ans, j'avais comme une force puissante qui m'empêchais de lire un livre. Je ne pouvais pas. Il y avait un fort rejet. Je ne comprenais pas pourquoi. Aujourd'hui, c'est très clair pour moi, je comprends très bien le pourquoi, mais je ne dévoilerais pas ceci ici et maintenant, c'est trop tôt.

 

Mais, à cette époque tourmentée par des crises familiales, je voulais des réponses. Mes parents avaient de nombreux livres. Dans la bibliothèque familiale, il y avait de grands classiques dans de beaux livres reliés avec des écritures d'or. Alexandre Dumas et d'autres auteurs très connus, toutes leurs collections s'exposaient avec grandeur et beauté.

 

Je n'étais pourtant pas attiré par ces livres. Il y avait quelques livres de poche de couleur bordeaux qui m'intriguaient fortement. Des petits livres souples, l'un d'eux s’intitulait "Les secrets de l'aura", et encore "Le troisième œil"...

 

Ces livres me parlaient, je devais les lire. Ce n'est que bien des décennies plus tard que je découvris que personnes de ma famille ne les avaient lu! Et personne ne savait comment ils étaient arrivés là.

 

D'un seul coup, je me lançais dans une frénésie de lecture. Et je trouvais des sujets ésotériques très passionnants : l'hypnose, la vie après la mort, les sciences occultes, la méditation. Cela me passionnait tellement que je voulais le partager avec mon entourage et à l'école! Mais je ne recevais que du scepticisme, du ridicule. Alors que je sentais au fond de mon cœur que parmi mes lectures certaines informations étaient véridiques.

 

En terminale, en cours de philosophie, j’écrivis un essai qui parlait du sujet de la méditation. J'étais fier de moi, car pour une foie, je pouvais m'exprimer librement sur des sujets philosophiques qui me passionnaient. 

 

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